Comment accompagner ma tante en fin de vie ?

Apprendre qu’un proche est en fin de vie est une épreuve difficile. Vous vous sentez peut-être démuni, mais votre présence et votre soutien peuvent faire toute la différence.
Il est toujours très douloureux de laisser partir un proche, mais le fait de pouvoir être présent, prendre le temps de dire au revoir et limiter la souffrance de son proche peut être très rassurant.

Lorsque l’on est en activité, être présent peut s’avérer difficile. C’est pourquoi des congés familiaux peuvent être sollicités. Le congé de proche aidant ou le congé de solidarité familiale peuvent être demandés, ainsi que leur allocation.

Évoquer la fin de vie avec son proche peut être délicat, mais pour autant, cela permet pour chacun d’être en paix, avec l’autre et avec soi-même. En parler, c’est évoquer les souhaits de la personne en ce qui concerne la limitation ou l’arrêt de traitements. Et le cas échéant, lui proposer de rédiger ses directives anticipées et de désigner une personne de confiance.

En rédigeant ses directives anticipées, la personne en fin de vie fait savoir ce qu’elle veut concernant sa prise en charge médicale, dans l’hypothèse où elle ne serait plus, au moment venu, en capacité d’exprimer sa volonté.

Les directives anticipées peuvent être confiées à la personne de confiance, qui aura été désignée par la personne malade.

La personne de confiance peut être toute personne de l’entourage, vous, un membre de votre famille, un ami, ou toute personne proche en qui le malade a confiance.

Parler de la fin de vie, c’est également le moment où la personne peut évoquer ses souhaits concernant ses obsèques.

Ces échanges, qu’il est préférable de mettre par écrit, auront aussi pour effet d’éviter les désaccords entre les membres de l’entourage. Peut-être aussi que la personne en fin de vie a déjà consigné ses souhaits dans un testament ou via un contrat obsèques : c’est le moment d’en informer ses proches et d’indiquer où se trouve le testament et qui est l’organisme assureur.

Parce que c’est une étape particulièrement difficile à vivre, n’hésitez pas à vous faire accompagner dans cette épreuve, par votre médecin, un psychologue ou une association spécialisée comme le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, qui propose des informations sur la fin de vie et sa prise en charge.